Cristina Ortega & Michel Dermigny
23 Rue de Beaune, 75007 Paris, France
Arts de la Chine et du Japon


Suzuribako de cour à 20 cases, chacune comportant une pierre à encre et un compte goutte en forme de fleur de cerisier.
Japon, première moitié du 18ème siècle.
Les 20 cases sont disposées en deux piles fermées par un couvercle commun et posées sur un plateau comportant des petites roulettes.
Destiné aux jeux poétiques pratiqués à la cour impériale, cet objet exceptionnel conjugue à la fois un raffinement mais aussi fonctionnalité.
Chaque casier était distribué aux participants, suivant les règles codifiées des concours de poésie waka.
Le décor, composé de motifs végétaux d’une extrême finesse en laque à la poudre d’or selon la technique ira maki-e et taka makie-e, agrémenté de petites sphères d’argent pour accrocher la lumière, témoigne d’un savoir-faire au sommet de son art.
Le décor de fleurs et en particulier d’iris près d’un cours d’eau évoque le printemps tout comme les comptes gouttes en forme de fleur de cerisier.
De par son style et sa technique ce suzuribako multiple est à rapprocher d’une boite pour le jeu de l’encens, un autre jeu de cour, conservé au Musée Tokugawa de Nagoya et évoquant l’automne.
C’est une pièce d’une grande rareté : nous n’en connaissons pas d’autre exemplaire avec autant de compartiments et dans un tel état de conservation. Le Metropolitan de New-York en possède un à 5 cases.
© Cristina Ortega & Michel Dermigny
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